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Poèmes et poésie

Un jour  (Poèmes et poésie) posté le lundi 07 décembre 2009 21:33

Un jour

 

Te dire que je suis là.
Te dire de ne pas avoir peur.
T'apporter le bonheur.
Mais un jour tu me laisseras là...

 

Te donner de la tendresse.
Te donner cette chance.
Te rendre la confiance.
Mais un jour tu me diras "je cesse"...

 

Te sortir à jamais de là.
Te sécher tes yeux d'amande.
Te faire te sentir grande.
Mais un jour tu me laisseras là...

 

Te donner des caresses.
T'apprendre à te laisser aller.
T'amener à nouveau aimer.
Mais un jour tu diras "je cesse"...

 

Te faire sentir qu'ici bas
Tout peut être beau;
Tous les jours nouveaux.
Mais un jour tu me laisseras là...

 

Te faire connaître l'ivresse,
Tant tes sens sont demandeurs.
T'apporter la douce chaleur.
Mais un jour tu diras "je cesse"...

 

Te faire connaître Bouddha.
T'apprendre le tantrisme.
Te faire plaisir au paroxysme.
Mais un jour tu me laisseras là...

 

Te souviendras-tu, ô ma déesse,
Tout ce dont pourquoi je t'ai aimé?
Tant passent les jours à y repenser
Que de bonheur pleurer n'aurai de cesse.

 

Eric, le 07 décembre 2009

 

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Elles  (Poèmes et poésie) posté le dimanche 18 octobre 2009 16:08

Elles

Elles ont ce je ne sais quoi de sensuel,
Où chaque mot et mouvement, en rituel,
Laissent présager passion et bonheur
Comme autant de parfums encenseurs.

Elles distillent leur savoir faire
Touchant des yeux leurs partenaires,
Echauffant jusqu'à l'âme de ces derniers
Sans que leurs doigts n'aient à les caresser.

Et ceux-ci presque de s'apeurer
Que telle tension ne puissent maîtriser,
Quand sentant leur désir naissant
Veulent en précipiter l'apaisement.

Ah que ne voici la toute grande faiblesse de l'homme...
Quand, n'ayant plus d'Adam que le trognon de la pomme
Et que perdant le contrôle aux premiers instants,
Préfère la honteuse fuite par se vouloir dominant.

Que ne regretterai-je, douces maîtresses,
Parfois vécues, souvent rêvées, n'avoir de cesse
Ni pour toutes le temps, à mon corps offrant,
De vous combler de plaisirs délirants.

Eric, le 06 juin 09

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Mat Mat  (Poèmes et poésie) posté le vendredi 29 mai 2009 20:33

Il marche avec l'assurance du gagneur,

Certain qu'il est de me toucher au cœur.

Il se sait, pour l'avoir en d'autres temps été,

Encore Dieu et bel être hautement vénéré.

 

Souvent son regard me transperce d'un coup,

Et il en ferait à coup sûr de même avec vous,

Devinant au-delà de mon corps devenu comme transparent,

Une entité ou que sais-je, dont lui seul a le pressentiment.

 

Je le caresse, y trouvant du plaisir,

Chaque fois qu'il m'en prend le désir,

Mais je ne suis pas bien sûr que son corps de félin

Ne décide pas lui-même de venir vers ma main.

 

Puis il cligne des yeux, se voulant indulgent,

Avant de s'en aller fier et nonchalamment,

Comme las de ne pouvoir me faire comprendre

Combien j'ai encore beaucoup à apprendre.

 

Car il sait tout. Tout de moi et de mes urgences.

Tout de mes détresses et de mes impatiences.

Et quand je me demande pourquoi il ne me dit rien,

Une voix, sa pensée?, me dit que je cherche trop loin.

 

Que je ne vois pas la beauté qui m'entoure,

Que je me satisfais à compliquer mes jours,

Et que si comme lui je comprenais mieux la nuit,

Tout ne me semblerait pas forcément gris.

 

Le temps n'a jamais d'emprise sur lui,

Ni l'immémorial venu du fond de la nuit,

Tant et si bien que s'il passe journées à dormir,

C'est que rien, jamais, ne peut l'obliger à obéir.

 

Pourtant dans ses rêves parfois il se bat

Contre je ne sais quel humain ou contre quoi,

Mais je sais, pour parfois le regarder,

Que vainqueur toujours il va se réveiller.

 

Après s'être étiré de tout son corps

Il s'en va au jardin humer la flore,

A la recherche, dans cette jungle à sa taille,

D'un mets savoureux pour faire ripaille.

 

Mais c'est la nuit que ce maître à quatre pattes,

Perçant les ténèbres de ses grands yeux d'agates,

Me fait humblement comprendre ses capacités,

Dont je ne pourrai, ô grand jamais, même rêver.

 

Et quand bon prince, en pleine nuit, il vient me faire présent

D'un rat ou d'une souris croqués à belles dents,

Je veux croire que cet immense hommage qu'il me fait

N'est pas pour me démontrer combien je suis imparfait.

 

Non, jamais ce petit être d'intelligence et d'affection,

N'aurait l'impudeur, tant il est sagesse et perfection,

De s'abaisser, comme malheureusement nous humains,

A croire comme acquise la mainmise sur notre destin.

 

Pourtant depuis des millénaires, inconscient que vous êtes,

Il vous dirige et vous conseille, neurone virtuel en votre tête.

Et à votre grand dam, jamais ce bijou ne domestiquerez,

Mais parce que vivant chez vous, en êtes faussement persuadé.

 

Oui toi, le chat, qui m'amène à tant d'humilité,

Jamais je n'aurai de cesse de t'admirer,

Et quand je te crois là alors que tu es parti,

Le souvenir de tes ronrons réchauffe ma vie.

 

Eric, le 29 mai 09.

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A toi  (Poèmes et poésie) posté le lundi 07 janvier 2008 20:45

C'était un soir comme un autre,
Un soir où tout bascule, étrange,
Et où attiré par la présence de l'autre,
J'y ai vu la présence d'un ange.


Apportant joie et bonne humeur,
Elle me daignait chaque soir,
Chaleur offerte à mon coeur,
Et rires comme autant d'espoirs.


Et chaque jour qui passait,
Enchanteur et merveilleux,
Dans mon coeur naissait,
Ce sentiment amoureux.


Lentement, inexplicable,
Comme latent en moi,
A ses dires, indéfinissable,
Tant pour elle que pour moi.


A ses rires sans cesse enchanteurs,
Je ne trouvais pas de mots,
Tant chauds et parfois moqueurs,
Ils m'emportaient au galop.


Et mon coeur en chamade,
Encore, sans cesse, et toujours,
Rêve un jour de cette aubade,
Lui déclarant tout mon amour.
 
Eric, le 06/03/2007
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Pour toi  (Poèmes et poésie) posté le lundi 07 janvier 2008 20:42

Elle le regarde de ses grands yeux,
Posant son regard sur un homme heureux.
Et quand sa main, toute en tendresse,
Pose sur son visage la douce caresse,


Pétillent en lui des instants savoureux,
Rappelant souvenirs doux et joyeux,
D’une jeunesse insouciante parfois oubliée,
Ravivée d’une main simplement apposée.


Je suis là… Je suis là et elle me suit,
Faisant oublier tristesse et ennui
Pour m’avoir donné et donne encore,
Plaisirs des sens à chaque fois plus forts.


Dans tes yeux sans cesse plonger,
Pour que chaque jour soit un été,
Ainsi que te donner, toi que j’adore,
Et douces nuits et tendres aurores.


Eric, le 24/07/06
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