Accueil Date de création : 08/01/07 Dernière mise à jour : 09/12/07 21:33 / 88 articles publiés
 

Mat Mat  (Poèmes et poésie) posté le vendredi 29 mai 2009 20:33

Il marche avec l'assurance du gagneur,

Certain qu'il est de me toucher au cœur.

Il se sait, pour l'avoir en d'autres temps été,

Encore Dieu et bel être hautement vénéré.

 

Souvent son regard me transperce d'un coup,

Et il en ferait à coup sûr de même avec vous,

Devinant au-delà de mon corps devenu comme transparent,

Une entité ou que sais-je, dont lui seul a le pressentiment.

 

Je le caresse, y trouvant du plaisir,

Chaque fois qu'il m'en prend le désir,

Mais je ne suis pas bien sûr que son corps de félin

Ne décide pas lui-même de venir vers ma main.

 

Puis il cligne des yeux, se voulant indulgent,

Avant de s'en aller fier et nonchalamment,

Comme las de ne pouvoir me faire comprendre

Combien j'ai encore beaucoup à apprendre.

 

Car il sait tout. Tout de moi et de mes urgences.

Tout de mes détresses et de mes impatiences.

Et quand je me demande pourquoi il ne me dit rien,

Une voix, sa pensée?, me dit que je cherche trop loin.

 

Que je ne vois pas la beauté qui m'entoure,

Que je me satisfais à compliquer mes jours,

Et que si comme lui je comprenais mieux la nuit,

Tout ne me semblerait pas forcément gris.

 

Le temps n'a jamais d'emprise sur lui,

Ni l'immémorial venu du fond de la nuit,

Tant et si bien que s'il passe journées à dormir,

C'est que rien, jamais, ne peut l'obliger à obéir.

 

Pourtant dans ses rêves parfois il se bat

Contre je ne sais quel humain ou contre quoi,

Mais je sais, pour parfois le regarder,

Que vainqueur toujours il va se réveiller.

 

Après s'être étiré de tout son corps

Il s'en va au jardin humer la flore,

A la recherche, dans cette jungle à sa taille,

D'un mets savoureux pour faire ripaille.

 

Mais c'est la nuit que ce maître à quatre pattes,

Perçant les ténèbres de ses grands yeux d'agates,

Me fait humblement comprendre ses capacités,

Dont je ne pourrai, ô grand jamais, même rêver.

 

Et quand bon prince, en pleine nuit, il vient me faire présent

D'un rat ou d'une souris croqués à belles dents,

Je veux croire que cet immense hommage qu'il me fait

N'est pas pour me démontrer combien je suis imparfait.

 

Non, jamais ce petit être d'intelligence et d'affection,

N'aurait l'impudeur, tant il est sagesse et perfection,

De s'abaisser, comme malheureusement nous humains,

A croire comme acquise la mainmise sur notre destin.

 

Pourtant depuis des millénaires, inconscient que vous êtes,

Il vous dirige et vous conseille, neurone virtuel en votre tête.

Et à votre grand dam, jamais ce bijou ne domestiquerez,

Mais parce que vivant chez vous, en êtes faussement persuadé.

 

Oui toi, le chat, qui m'amène à tant d'humilité,

Jamais je n'aurai de cesse de t'admirer,

Et quand je te crois là alors que tu es parti,

Le souvenir de tes ronrons réchauffe ma vie.

 

Eric, le 29 mai 09.

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Hanh Mien  (Acrostiches) posté le dimanche 26 avril 2009 22:03

Habillant de rêves ma vie
Au travers de mes pensées,
N'oserai-je pour envie
Habilement déguisée,

M'imaginer un bonheur éternel
Inspiré par cette inconnue,
Et voguer un jour vers le ciel
Noyé d'extases et repu.

Eric, le 26 avril 09

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Sylvie  (Acrostiches) posté le jeudi 12 février 2009 16:30

Suspendu à la fenêtre de mes rêves,

Y a-t-il espoir qu'un jour une trêve

L'amène à me réveiller en douceur?

Vainement, à l'approche de son coeur,

Il me tente de vouloir le saisir et m'en aller,

Etant sûr qu'un jour elle viendra le rechercher.

Eric, le 14/01/05

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Hélène  posté le vendredi 21 novembre 2008 21:10

Habilement, cherchant à me lire,
Elle fouille secrètement en mon âme
Les raisons de mon doux délire.
Elle devine mon coeur qui se pâme,
N'écoutant en lui que ses soupirs,
Et pourtant il bat pour toi, gente dame.

Eric, le 21 novembre 2008

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Sandrine  (Acrostiches) posté le mercredi 05 novembre 2008 21:36

Sans certitude je ne veux

Attirer son regard dans mes yeux,

Ne jamais pour elle oser transir

De peur mon âme un jour gémir.

Rêve, je me suspends, heureux,

Impuissant au sentiment houleux.

Ne me resterait comme plaisir

En ton giron pouvoir me blottir.

 

Eric, Kaboul, le 30 octobre 2008

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